30 ans !! / 30 years!

30 ans !! / 30 years!

Il m’aura fallu 30 ans pour comprendre. Que s’aimer soi-même c’est offrir la possibilité d’être aimée. Que la vie prend soin de nous en nous offrant les opportunités de COMPRENDRE : à travers les parents, les épreuves, les amis et les ennemis, les évenememts, la maladie… Que la vie prend soin de nous à condition de bien vouloir l’ECOUTER. 30 ans pour commencer à accepter, pardonner, lâcher-prise. Et ce n’est pas fini…! J’aime déjà cette nouvelle décennie

Merci à tous pour vos messages. Merci à mes chers 6 frères et soeurs qui sont comme les 6 autres morceaux d’une orange qu’on aurait coupée en sept, mes parents sans qui je n’aurais pu comprendre, mes 16 neveux et nièces de qui j’apprends beaucoup, mes amis qui veillent sur moi malgré la distance : Thomas, Luzdi, Vero, Hélène B, Aurore, Elise, Amine, Hélène D, Céline, Mathilde, Lluna, Saviyo, les deux hommes de ma vie Iago et Hakim, ceux avec qui j’ai fait un bout de chemin : les nouveaux-nés de Formarep, les yogis de Sivananda et Mysore, les danseurs qui ont célébré la vie avec moi, les indiens qui m’ont donné une chance de grandir, mes anges : J-Gérald, Manjunath K., Kishore, Amrit, les voyageurs qui ne savent pas où ils vont mais savent qu’ils ne savent pas

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30 years. It took me 30 years to understand. That loving ourselves gives the possibility to be loved. That life takes care of us by giving us the opportunities to UNDERSTAND : parents, tests, friends and enemies, events, disease… That life takes care of us if only we want to LISTEN it. 30 years to start accepting, forgiving, letting it be. And that’s not finished…! I already like this new decade

Thank you all for your messages. Thanks to my 6 dears siblings who are like the 6 other pieces of an orange cut into 7, my parents without whom i could not have understood, my 16 nieces and nephews from whom i learn a lot, my friends who take care of me despite distance, the two men of my heart, people with whom i gave steps : Formarep reborn, yogis from Sivananda and Mysore, dancers who celebrated life with me through butoh, CI, and bollywood-freestyle, indians who gave me a chance to grow up, my angels : J-Gérald, Manjunath K., Kishore, Amrit, travelers who don’t know where they go but they know that they don’t know

9 mois

On dit que LE VOYAGE, c’est quand on trouve ce qu’on n’était pas venu chercher.

Je suis partie pour retrouver la santé. J’y ai compris des choses. Que je n’étais effectivement pas allées chercher… Notamment que la connaissance et l’acceptation de soi se trouve sur le chemin de ma guérison.

Neuf précieux mois.

Je repars pour une deuxième partie de voyage. Celle où je consolide le travail entrepris et apprends à marcher vers un nouveau tournant de ma voie. Où l’équilibre et l’harmonie seront mes guides.

Je suis prête 🙂

***

“Le plus grand voyageur n’est pas celui qui a fait dix fois le tour du monde, mais celui qui a fait une seule fois le tour de lui-même”. Gandhi.

D’île en île, Malaisie

De retour d’un voyage sur les îles malaisiennes, quelques lignes sur ce qu’on y fait ou plutôt sur ce qu’on peut bien y faire pendant 2 mois 😉

  • on ne pratique que des sports se terminant en -ING : snorckeling, kayaking, trekking, diving
  • on fait ses premiers pas dans la jungle, terrible jungle
  • on défierait Klein de reproduire le bleu de l’océan
  • on ne se promène jamais avec de la nourriture parce que les singes c’est bougrement intelligent
  • on finit par comprendre que si on veut voir un requin (de récif), il faut se retourner
  • une fois qu’on s’est retourné, on nage vite vers la plage avec la chanson des dents de la mer en tête. Tin lin lin lin
  • Et on partage la chanson 🙂

Parenthèse malaisienne

A 15 ans, je voyageais en Malaisie à travers la très belle histoire de Béatrice Saubin qu’elle raconte dans son livre L’épreuveAujourd’hui, j’y suis!

A quoi ça ressemble ? Une journée en Malaisie, ça ressemble à l’appel à la prière par le muezzin à 5h du matin, du porc grillé dans une soupe chinoise au petit-déjeuner, la visite d’un monument construit par les portugais puis volé par les allemands avant d’être pris par les japonais puis finalement rendu aux malaisiens en 1957… des anchois grillés dans un savoureux nasi lemak au déjeuner, un pastel de nata portugais au goûter, une même rue qui abrite un temple hindu, une mosquée, un temple chinois et aussi une église, un dîner indien avec les doigts, ou malais avec une cuillère, et puis non, chinois avec des baguettes….

J’oubliais les milkshake à la noix de coco 100% naturel et les brochettes de poisson à toute heure de la journée. Et les hordes de touristes asiatiques qui vous prennent en photo au même titre que les monuments qu’ils prennent à toutes les sauces. Exotiques.

malaysia

Le temps s’est arrêté

Imaginez-vous dix jours sans téléphone, sans internet, sans transport, sans musique, ni télé, ni livre, ni cahier, sans aucune activité physique ni intellectuelle, sans parler, sans être sollicité par un une tierce chose ou une tierce personne.

Dix jours centré sur vous-même. Dix jours pour vous. Dix jours à vous observer. Dix jours à écouter votre corps. Dix jours à découvrir cette partie de vous obstruée par la vie quotidienne. Dix jours pour tenter de l’apprivoiser. Dix jours pour apprendre à vous connaître. Dix jours, c’est court.

Dix jours où le temps s’est arrêté. Dix jours que je souhaite à tous de vivre un jour. A travers la méditation Vipassana.

Je vous envoie un bout de paix que j’ai pu y trouver.

Hey gamin, l’Inde c’est le pied

En Inde, je pense beaucoup aux enfants. Parce que certaines coutumes indiennes me rappellent les réflexes de comportement naturels qu'ont les enfants… avant qu’ils n’aient reçu un quelconque mode d'éducation.

Je pense alors particulièrement aux enfants occidentaux. Et leur souhaite à tous d’avoir un jour la chance de vivre des vacances en Inde. Pour qu’ils voient de leurs propres yeux que leurs premiers instincts ne sont ni “bien” ni “mal”. Juste naturels.

Voici les 10 raisons qui font de l’Inde une destination rêvée pour un enfant :

  • on y mange avec les doigts
  • on marche pieds-nus
  • inutile de dire pardon après avoir roté
  • on fait ses besoins accroupis
  • on dit “oui” et “bonjour” en secouant la tête

Et aussi…

  • aucun âge minimum n’est requis pour monter sur un scooter et en plus on a la meilleure place : celle juste devant le guidon
  • on boit du jus de coco à même la coco avec une paille
  • on y fait des balades à dos d’éléphant
  • on s’habille de toutes les couleurs
  • si on a attrapé des poux, les copains nous aident à les enlever… 😀

Allez, viens gamin.

inde-enfant-vacances

Vous m’avez demandé…

Comment va la santé ?

Le séjour en clinique s’est bien passé et m’a permis de faire un pas vers la guérison je pense, mais il n’y a pas de miracle et ma santé est loin d’être retrouvée… Il me faudra du temps. Le temps qu’il faudra et que je suis venue m’accorder ici.

Qu’est-ce que je fais de mes journées ?

J’apprends à respirer. A méditer. J’apprends aussi et surtout à ne rien faire; sinon être. Etre avec moi-même. Je découvre. Chaque jour. Un mot – anglais ou hindi, une saveur, un son, un paysage, une façon de voir les choses depuis un autre point de vue, ailleurs sur terre.

Qu’est ce que j’ai fait pour mon anniversaire ?

J’ai pris la route à l’aube pour Munnar et ses fraîches plantations de thé, suis allée au temple car c’est bon pour le karma et ai dîné à la table d’un jaïn. Je me suis sentie heureuse d’être ici pour vivre ma vingt-huitième année.

Douces pensées.